Chacun est retourné, besogneux, aux heures qui creusent la vie de gestes inutiles
Le grèbe construit un nid flottant sur l’eau tranquille d’un étang ou d’un marais et coule une vie timide et besogneuse de fouilleur de vase. Au sortir de l’eau, son plumage lustré rappelle la fourrure soyeuse de la loutre. Il s’envole en marchant sur l’eau et gagne le ciel maladroitement, comme une poule qui aurait réussi, de peine et de misère, à sauter la clôture. Nous le regardons disparaître entre les branches, dans le plus parfait silence, visiteur très discret, petit ange magnifique et insaisissable
Quant au faux-bourdon, bien mal aimé et malmené parfois par cette armée besogneuse[d’abeilles ouvrières], il est facilement repérable par sa taille et son allure plus massive. Adepte du farniente, il ne butine pas et ne pique pas. Sorte de prince qu’on sort, son unique fonction consistera, lors du vol nuptial, à féconder Sa Majesté la reine
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