Joseph, que je lui dis, t’es un grand sans-cœur, ni plus ni moins. T’as vu, aujourd’hui, les voisins travailler chez nous, à faire les foins ; tu sais à cause de quoi ? C’est par rapport à toi, tout bonnement. Pendant qu’on suait, t’étais couché et tu te reposais de ta veillée et de toutes tes extravagances
Les femmes du coin trouvaient ça triste parce qu’une mère orpheline ça fait pleurer n’importe qui, même les sans-cœur
La grande femme observait les deux ouvriers et, me désignant le plus jeune d’un léger signe de tête, fit une espèce de grimace qui signifiait que c’était là un flanc-mou, un bon à rien, un fainéant, un sans-cœur, un gâcheur comme il y en a tant dans tous les métiers
une sans-cœur, une bornée qui se permet de juger tout le monde du haut de son intransigeance
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